samedi 31 octobre
16h00-18h00
L’anthropophagie des Caraïbes insulaires : mythe et réalité
Tête à Tête(s) avec ... Philippe Peyronnin
Moulin à Huile
Au matin du 4 novembre 1493, les navires de Christophe Colomb jetèrent l’ancre sur l’île de Caloucaéra (Guadeloupe). Pour son deuxième voyage, l’amiral de la mer océane entra en contact avec ceux qui étaient considérés comme de farouches guerriers « mangeurs d’hommes » par les Indiens Taïnos d’Hispanolia (Saint-Domingue) rencontrés l’année précédente. Colomb dans son journal de bord, les nomma indifféremment « Cariba », « Caniba » ou « Caribe » transcrivant phonétiquement ce qu’il avait entendu. Naitrons ainsi à cette époque deux néologismes : cannibale et caraïbe quasiment synonymes utilisés par la suite dans quantité de chroniques d’aventuriers ou de missionnaires. Mais était-ce seulement une légende fantasmée colportée pour servir la colonisation ou une réalité s’inscrivant dans des pratiques religieuses ancestrales témoignant d’une autre perception du monde ? Agrégé d’histoire et titulaire d’un DEA d’anthropologie, Philippe Peyronnin a travaillé sur les Antilles et Guyane françaises aux XVIIe et XVIIIe siècles. Auteur de 1685, entre deux mondes en 2024, il prépare un nouveau roman historique sur les Kalinagos des petites Antilles au XVIIe siècle.Pour information : tabou universel, sujet d’épouvante et de répulsion viscérale, le cannibalisme est-il un mythe ? Le journal « Le Monde » a publié cet été 2026,
sept articles sur le sujet intitulé : « sept nuances de cannibalisme ».